5 décembre 2014

Partir en Sicile en voiture : ce qu’il faut (vraiment) savoir

Que vous partiez en Sicile en voiture ou que ayez choisi de louer un véhicule sur place, à Catania ou à Palerme… Je vous conseille de bien prévoir ce qui vous attend dans l’île. J’ai personnellement fait un long parcours dans tout le sud-est de la Sicile avec une voiture de location. Voilà ce qui m’a marqué. Avec en bonus quelques conseils utiles pour la route.

Traverser du continent à la Sicile

Les compagnies de ferries qui vous permettront de vous rendre en Sicile font des liaisons Italie > Sicile, Sardaigne > Sicile, et Sicile > Malte. Plus d’infos sur AFerry ou DirectFerries.

Il est aussi possible de traverser entre la Calabre et Messine, en achetant des billets pour un bac, directement sur place.

La location de voiture

On trouve de tout en Sicile au niveau de la location de voiture, des classiques – Hertz, Avis – aux low cost. J’ai personnellement loué une voiture à l’aéroport de Catania, chez Locauto. Les tarifs y sont bien moins chers qu’en France, globalement, mais il est recommandé de prendre une assurance supplémentaire ou d’être protégé, car les accrochages ou éraflures arrivent vite.

Seul point noir de Locauto, le temps d’attente et l’accueil qui ne sont pas exceptionnels. Je suis resté plus de 2h dans la file devant leur guichet, lors de la récupération, et plus d’1h en plein soleil lors du retour du véhicule. Sans parler d’une grosse engueulade entre 2 clients britanniques et un agent de la société de location.

La conduite des siciliens

Les siciliens sont un peu comme les corses, voire pires (parole d’ajaccien !). Si vous êtes habitué(e) à une conduite désordonnée et rapide, ne respectant pas forcément le code de la route, ça devrait vous plaire.

Mes principaux souvenirs sont ceux de conducteurs qui arrivent à pleine vitesse en faisant des appels de phare en continu (pour écarter tous ceux qui se trouvent devant, même à 200 mètres), mais aussi et surtout l’absence de signalisation – pas de clignotant en se rabattant ou en tournant. Mais les parisiens ne devraient pas être dépaysés en conduisant dans Catania :)

Les routes et les rues

En général, les routes sont dans un état correct, hormis certains tronçons comme dans la région de Noto. Les routes, lézardées par le soleil, ne manquent pas de charme, surtout en traversant les champs d’oliviers et d’amandiers. Faites juste attention aux virages qui peuvent être très serrés.

Dans certaines villes – je pense à Modica, où j’ai éraflé tout l’avant-droit de ma Lancia Epsilon – les ruelles peuvent devenir des passages difficiles. Certaines mènent à des culs-de-sacs, tandis que d’autres se resserrent dangereusement jusqu’à vous faire manœuvrer en douceur. Une nuit, en suivant le GPS, j’ai emprunté une ruelle sur plus de 500 mètres, en roulant au pas… jusqu’à une place fermée. Imaginez ma marche arrière à la seule lumière de quelques lampadaires, les portières frôlant les murs de pierre.

Les stations-essence dans l’île

J’ai parlé de ce sujet dans mon article sur le budget des vacances en Sicile. Le prix de l’essence est parmi les plus élevés d’Europe, tournant lors de mon voyage en 2014 aux alentours de 1,90€ le litre ! Pire encore, la plupart des stations-essence, quoique nombreuses sur les routes, n’acceptent pas les cartes bleues étrangères. Prévoyez donc des espèces en permanence, sinon vous allez revivre mon moment de stress sur la route de Syracuse, quand mon compteur flirtait avec la réserve…

Sur ce, bonne route ! Et n’hésitez pas à me contacter si vous avez d’autres remarques ou conseils à ajouter à mon article.

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